L’école Calandreta d’Aurillac en ordre de marche

A l’occasion de la Journée européenne des langues, le 20 septembre dernier, comme l’ensemble des écoles du mouvement, l’école associative laïque bilingue Calandreta del vernhat d’Aurillac avait organisé un rassemblement devant la préfecture pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur les dangers encourus par le réseau des écoles bilingues suite à la suppression des contrats aidés.

En effet Calandreta, en Auvergne, représente trois écoles, dont deux contractualisées, à Aurillac, Lavaudieu et le Puy en Velay qui scolarisent plus de 80 enfants, et dans l’ensemble occitan, 62 établissements, 4 collèges et un lycée. Ces écoles jouent le jeu de la gratuité de l’enseignement dans des établissements ouverts à tous.

A cette occasion, une délégation avait été reçue par la cheffe de cabinet de madame la préfète. Depuis, de nombreux aller-retour avec les services de la DIRECCTE, de la préfecture, de Pôle emploi se sont traduits par l’acceptation d’une dérogation et du renouvellement d’un poste pour 6 mois à l’école d’Aurillac.

Pour autant les Calandreta demeurent mobilisées car la question se pose encore de la reconduction de ces décisions dans la durée et parce que de nombreuses écoles n’ont pas encore obtenu satisfaction à leurs revendications. En Auvergne, l’école de Lavaudieu qui n’est pas encore contractualisée n’a pas droit en l’état aux emplois aidés et l’école du Puy n’a pas obtenu de réponse à ses demandes.

Le 27 septembre, les Calandreta se sont donc mobilisées sous diverses formes pour obtenir un message clair de la part des pouvoirs publics. Et elles le resteront tant que l’avenir des écoles Calandreta sera menacé par ces mesures.

Pour l’heure, l’école d’Aurillac, est en ordre de marche et se prépare à développer encore ses effectifs, à discuter avec la municipalité autour du devenir des bâtiments et espère une nouvelle contractualisation pour 2018…